La Capricieuse, le navire des retrouvailles

Connaissez-vous "La Capricieuse" ? En 1855, cette corvette battant pavillon français a joué un rôle historique dans les relations entre la France et le Canada. Cette année-là, dans le cadre de l'Entente cordiale, le gouvernement britannique accepte la demande du gouvernement français d'établir des relations directes avec le Canada où plus aucun navire français n'a accosté depuis 1761. Le but du voyage est de rétablir des relations directes entre deux pays liés par une histoire commune. La Capricieuse, commandée par le le capitaine Paul Henry Belvèze (1801-1875) est accueillie sur les rives du Saint-Laurent, de manière très courtoise par les autorités. Pour les Canadiens-français, c'est l'enthousiasme ! Cette visite sera suivie de l'établissement d'un consulat français à Québec et surtout l'écho médiatique de ce voyage, tant en Amérique du Nord qu'en France va "réveiller" la mémoire. La France se souvient de ses colonies et le Perche, grâce à plusieurs historiens (dont Léon de la Sicotière) renoue avec une page de son passé que la Révolution a totalement éludée...
Pour en découvrir bien davantage : "Exposition Perche et Canada, Quatre siècles d'histoire", visible à partir du 2 avril aux Muséales de Tourouvre (Musée de l'émigration française au Canada).